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« Mousetrap » : Ryu Jun Yeol se dédouble dans un thriller glaçant inspiré du folklore coréen

24 août 2026 · 3 min de lecture · Charline

Netflix a dévoilé de nouvelles photos pour sa série originale Mousetrap, attendue pour le 28 août prochain. Ce thriller sud-coréen, adapté d’un webtoon, place Ryu Jun Yeol dans un rôle aussi fascinant que déstabilisant, confronté à un mystérieux sosie déterminé à lui voler son existence.

L’intrigue suit Moon Jae (Ryu Jun Yeol), un romancier reclus qui se retrouve brutalement dépouillé de son nom, de son identité et de sa fortune par un homme énigmatique surnommé « The Rat ». Dans cette spirale infernale, Noja (Sul Kyung Gu), un usurier impitoyable à la recherche de son argent disparu, croise la route du détective Sun Yong (Lee Kyu Hyung), chargé d’élucider l’identité véritable de ce prédateur.

Les nouvelles images publiées par la plateforme évoquent directement le conte folklorique coréen « The Field Mouse That Ate a Fingernail », qui a servi d’inspiration fondamentale au drama. Ce récit traditionnel relate l’histoire d’une souris des champs qui, après avoir dévoré l’ongle d’une personne, adopte son apparence exacte et usurpe sa vie. À l’image de cette fable, l’une des photos montre Moon Jae en train de se couper les ongles, un geste anodin qui prend ici une dimension sinistre. D’autres clichés le montrent face à « The Rat », séparés par une clôture de barbelés. Bien que leurs visages soient identiques, les deux hommes irradient des énergies radicalement opposées, laissant présager un affrontement psychologique intense.

Cette question de l’identité volée résonne particulièrement avec les interprètes. Ryu Jun Yeol a partagé sa réflexion sur le sujet : « Je pensais que la réalité de la société moderne, où nous n’avons d’autre choix que de nous définir à travers quelques éléments — apparence extérieure, cartes d’identité et les choses autour de nous qui prouvent qui nous sommes — est bien reflétée dans ‘Mousetrap’. »

Pour Sul Kyung Gu, vétéran reconnu du cinéma sud-coréen, le scénario touche à une réalité troublante : « Il y a quelque chose de glaçant dans la facilité avec laquelle une personne peut être effacée socialement lorsqu’elle n’est pas authentifiée dans le système de notarisation. Se laisser facilement influencer par ce qui est visible en surface est une caractéristique de la société moderne. »

De son côté, Lee Kyu Hyung, habitué des rôles complexes à la télévision, a exprimé une appréhension plus personnelle : « J’ai eu la chair de poule en pensant qu’à cause de la quantité écrasante d’informations personnelles qui existent, quelqu’un pourrait me prendre ma vie s’il se mettait vraiment en tête de le faire. »

Le réalisateur Kim Hong Sun a également souligné l’ancrage réel de son récit : « Des choses similaires se produisent déjà, et comme de plus en plus de personnes vivent seules, je pense que c’est quelque chose qui pourrait se produire de manière réaliste. » Cette perspective, associée à une mise en scène inspirée du folklore, promet de livrer une expérience aussi angoissante que réfléchie.

Avec un casting de premier plan et une prémisse qui interroge la fragilité de l’identité à l’ère numérique, Mousetrap s’annonce comme l’un des thrillers coréens les plus attendus de l’année sur Netflix. La série sera disponible en intégralité sur la plateforme à partir du 28 août.

📰 Source : Naver

Charline
Charline

Ex-étudiante à l'Inalco. Avale les dramas comme les schokobons.

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