Le cinéma coréen s’apprête à accueillir un thriller familial aussi déchirant qu’imprévisible avec The Journey to Gyeongju. Ce long-métrage suit le périple d’une mère et de ses trois filles qui, huit ans après la disparition de la benjamine Gyeong Ju lors d’une sortie scolaire, entament un voyage façon road movie pour accomplir leur vengeance.
Alors que le film arrivera dans les salles coréennes le 26 août prochain, l’équipe de production a dévoilé les grandes forces de ce récit entre huis-clos routier et drame intimiste.
L’originalité du genre constitue le premier atout majeur. Loin de se satisfaire d’une opposition manichéenne où le triomphe du bien sur le mal justifierait l’action, The Journey to Gyeongju préfère mêler la tension d’un thriller à l’humour et à la chaleur d’une dynamique familiale. Les protagonistes n’ont jamais versé dans la violence : cette inexpérience se ressent jusque dans leurs méthodes. Entre un enlèvement mené tambour battant, une victime entassée dans le coffre d’une voiture et des angoisses existentielles concernant le prochain repas, leur quête oscille constamment entre calcul et maladresse. Ce décalage entre une famille ordinaire et des actes extraordinaires forge une narration imprévisible et résolument captivante.
L’alchimie du casting enchâsse ensuite cette folie bienveillante avec une précision remarquable. Lee Jung Eun se transforme en Ok Sil, une mère rongée par le deuil et la rage depuis la perte de son enfant. Kong Hyo Jin incarne Jang Ju, l’aînée qui place le bonheur de sa famille au-dessus de tout. Park So Dam donne corps à Young Ju, la seconde fille, froide et méthodique, quand Lee Yeon endosse le rôle de Dong Ju, la troisième sœur, téméraire et apte à foncer sans réfléchir. À leurs côtés, Byun Yo Han interprète Baek Sang Hyun, l’homme que la famille attend depuis huit ans. Grâce à une transformation visuelle saisissante et à une présence brute, il tisse avec les quatre femmes une relation tendue et électrique.
Au-delà de sa dimension vengeresse, The Journey to Gyeongju puise sa force dans l’amour familial. Le film ne se contente pas de poursuivre les coupables : il montre ces quatre femmes confrontant des plaies longtemps enfouies, s’épaulant mutuellement sur la route et réapprenant à avancer ensemble. En suivant le chemin de ceux qui ont survécu à la disparition d’un être cher, l’œuvre dresse un portrait sensible de la résilience, de la solidarité et de la continuité de la vie après l’absence.
Entre tension thrilleresque, moments décalés et émotion brute, The Journey to Gyeongju s’annonce comme l’un des rendez-vous cinématographiques les plus marquants de la fin d’été en Corée du Sud.
📰 Source : bntnews.co.kr



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