Attention : cet article contient des spoilers sur les premiers épisodes de My Bias, My Boss !
Si vous aviez la chance de travailler aux côtés de l’idole que vous adorez depuis treize ans, accepteriez-vous l’offre ? C’est exactement le pari que relève Nam Da Reum (Kim Hye Jun) dans My Bias, My Boss, le nouveau drama de tvN adapté du webtoon My Oppa Is an Idol de Seong Eun. Coincée entre son bias de toujours Lee Chan (Cha Woo Min) et son nouveau supérieur Kang Ha Gi (Kang Hoon), l’héroïne se retrouve malgré elle au centre d’un triangle amoureux aussi absurde que romantique.
Le récit nous emmène d’abord une dizaine d’années en arrière, lorsque Nam Da Reum assiste à un concert de D.N.X et vit pleinement sa jeunesse de fangirl. Puis vient le temps de la vie adulte : elle est désormais une salariée comme les autres, loin de l’euphorie des concerts. Jusqu’au jour où elle décide de tout plaquer pour postuler chez APPELLO, une entreprise de mode où son idol Lee Chan officie en tant que CEO. Grâce à son expérience professionnelle, elle décroche le poste et est persuadée que son rêve se réalise enfin. Sauf que la réalité est tout autre : APPELLO compte deux CEO, et Lee Chan n’est jamais présent au bureau. C’est donc à Kang Ha Gi qu’elle doit rendre des comptes, et leur première rencontre est tout sauf propice.
Ce qui distingue immédiatement My Bias, My Boss, c’est l’alchimie indéniable entre Nam Da Reum et ses deux prétendants. Même si l’issue du triangle semble se dessiner rapidement, chacun des deux hommes développe un intérêt réel et singulier pour elle.
Prenons Kang Ha Gi. Leur rencontre tient du meet-cute le plus chaotique de l’histoire du drama coréen : dans un bar de quartier, Nam Da Reum lui envoie un glaçon en plein sur le nez. Le problème ? Notre héroïne ne tient pas l’alcool et perd connaissance dès qu’elle boit, ce qui lui vaut de garder un trou noir total sur la soirée. Les destins se recroisent le jour de sa démission, où elle fonce littéralement dans Kang Ha Gi en sortant de son ancienne entreprise, laissant une marque de fond de teint sur sa chemise blanche immaculée. Pour lui, l’incident est mémorable ; pour elle, euphorique à l’idée de rejoindre APPELLO, l’épisode s’efface aussitôt. Lorsqu’elle découvre enfin son patron au siège de l’entreprise, le château de cartes s’écroule.
Et le quiproquo ne s’arrête pas là. Dans le bureau de Kang Ha Gi, Nam Da Reum remarque une photo où il semble regarder Lee Chan plutôt que l’objectif. Elle tombe ensuite sur une rumeur en ligne évoquant une relation secrète entre les deux dirigeants. La confirmation viendra d’une lettre d’amour dérobée, adressée à Lee Chan. Persuadée que son boss est secrètement amoureux de son bias, Nam Da Reum développe une vision très particulière de leur relation.
Côté pile, Kang Ha Gi est convaincu d’avoir engagé une espionne industrielle, voire une employée instable venue dérober les secrets de la boîte. Il la surveille donc de près, ce qui alimente une dynamique absurde et savoureuse : elle croit le surprendre en pleine romance secrète avec son idole ; lui, s’interroge sur ses choix de carrière douteux. Cette mécanique du malentendu total offre le socle parfait d’une comédie romantique classique mais efficace.
Bien entendu, le triangle amoureux trouve son troisième sommet avec Lee Chan en personne. Contrairement au schéma où l’idole cache une affection éternelle pour sa fan, comme on a pu le voir dans Lovely Runner, leur connexion ici est plus subtile. Lee Chan avait autrefois offert un pendentif fait main à une spectatrice dans la foule. Cette spectatrice, c’était Nam Da Reum. En apercevant aujourd’hui ce même bijou autour du cou de son employée, il réalise qu’elle est restée fidèle au groupe même après la séparation de D.N.X, près de dix ans plus tôt.
Les deux prétendants séduisent chacun à leur manière. Kang Ha Gi affiche une froideur de façade typique du tsundere, mais son attention aux détails trahit une sensibilité cachée : lorsque Nam Da Reum complimente sa tenue, il se jette aussitôt sur son reflet. Lee Chan, plus direct, lui confie son numéro de téléphone et attend patiemment qu’elle le contacte. Le contraste entre le CEO réservé et l’ancien idole nostalgique crée une tension romantique particulièrement plaisante.
Un détail rafraîchissant mérite d’être souligné : Nam Da Reum n’a pas obtenu son poste par chance ou grâce à son statut de fangirl. Elle est compétente, expérimentée, et c’est cette légitimité professionnelle qui lui ouvre les portes d’APPELLO. Loin du stéréotype de la fan irréaliste, elle arbore une dimension tangible qui la rend d’autant plus attachante. On espère que les épisodes suivants exploiteront davantage cette facette, peut-être en faisant de son expertise la clé d’une crise majeure pour l’entreprise.
Avec ses quiproquos hilarants, son fantasme fan-idole assumé et ses deux profils masculins opposés, My Bias, My Boss s’affirme déjà comme une rom-com légère et maîtrisée. Si vous cherchez un drama facile à suivre, drôle et romantique, celui-ci a tout pour conquérir votre watchlist estivale.










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