Devenir une idole K-pop relève du parcours du combattant. Pire encore : faire partie du groupe sans jamais connaître les feux de la rampe. C’est le destin de Kang Yeo Reum dans le drama My Lovely Journey, ancienne membre d’un girl group qui n’a jamais occupé le centre de la scène.
Après la dissolution discrète de son groupe, Yeo Reum anime pendant cinq ans l’émission de voyage One Day Travel, jusqu’à son annulation brutale. Licenciée par son PDG Oh Sang Sik qui la juge inapte au milieu, elle accepte une mission insolite : voyager à Buyeo au nom d’une coréenne expatriée. Ce périple solitaire devient l’occasion d’une renaissance.
Le titre original coréen Tabiya Okaeri (littéralement Je prendrai ta place pendant le voyage) révèle sa structure épisodique, mais c’est l’intitulé anglais My Lovely Journey qui en incarne l’essence. À travers Yeo Reum, le drama explore les séquelles du système des trainees K-pop. Recrutée à 13 ans, elle avoue ne rien maîtriser en dehors des caméras, n’ayant jamais acheté seule un billet de train.
Cette mise sous cloche, typique des trainees privés d’autonomie, laisse des adultes désemparés quand la célébrité s’éteint. Le voyage initiatique de Yeo Reum croise la route de Lee Yeon Seok, réalisateur en herbe au caractère bien trempé. Leurs personnalités opposées – elle effacée et conciliante, lui franc et intègre – créent une alchimie captivante. Lorsque Yeo Reum se laisse injustement accuser pour l’échec de son émission, Yeon Seok n’hésite pas à rétablir la vérité avec des preuves tangibles.
Ce road-movie intime transforme chaque destination en étape d’une mue personnelle, dépeignant avec sensibilité la reconstruction d’une femme qui doit réapprendre à vivre après vingt ans passés dans le pays imaginaire de l’industrie du divertissement.






